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Lutter
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Lutte des classes |
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Nicolas est décidément une bête de communication. Tantôt footballeur de génie, tantôt enfant gâté, il ne se passe pas une semaine sans que le sportif français le plus cher du monde ne fasse la une des journaux sportifs. Pourtant le petit Nico ne revendique qu'une chose: il veut jouer au ballon. Bien sûr, il peut tâter le cuir tous les jours à l'entraînement mais non, ça ne lui suffit pas.
Djamel est décidément une star dans son quartier. Tantôt roi du bitume, tantôt tête de mule, il ne se passe pas une semaine sans que l'envie de s'acheter des crampons ne lui trotte dans la tête. Pourtant le petit Djamel sait bien qu'il n'a pas d'argent: elles sont chères les nouvelles Puma.
Bien sûr, il peut toujours courir avec ses chaussures trouées mais non, ça ne lui suffit pas. s
Alors Nico décide de dire "merde" à tous ceux qui veulent pas lui donner le ballon.
Ils sont méchants.
Alors Djamel dit "merde" à tous ceux qui veulent pas lui donner d'argent.
Salauds de bourgeois.
Alfred, y'avait plein de méchants qui le cherchaient. Partout dans le monde, on se demandait où il était. Pourtant, Alfred, il avait passé l'âge de jouer à cache-cache avec ses anciens amis. Quelque part, c'était pour le bien de tous qu'il était parti. Les gens ne sont pas reconnaissants...
Jean-Jacques, y'a jamais eu personne qui le cherchait. Nulle part dans la ville, sa présence n'était remarquée. Pourtant Jean-Jacques, il avait passé l'âge de subir l'indifférence et le célibat. Quelque part, ce serait bien d'être connu et reconnu de tous; il a de l'amour à donner. Les gens ne sont pas reconnaissants...
Alors Alfred va dire "merde" à tous ceux qui veulent lui faire du mal.
Enfoirés de profiteurs.
Alors Jean-Jacques va dire "merde" à sa télé et à Lagaf'.
Saloperie de machine.
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La Frem | retourne
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Mise à jour le : 2000-03-18 03:43:42
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Le passeport |
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Quelque part à la frontière.
- Bonjour monsieur, dit le douanier.
- Bonjour, répond le touriste autrichien.
- Votre passeport, s’il vous plait.
- Attendez un instant. Voilà…
- C’est bon, allez-y.
- Merci beaucoup.
Un peu plus tard.
- Bonjour monsieur, dit le douanier.
- Bonjour, répond un autre touriste autrichien.
- Votre passeport, s’il vous plait.
- Attendez un instant. Voilà…
- J’crois que ça va pas être possible.
- Mais, pourquoi ?
Le second touriste, un peu moins averti que le précédent, ne portait pas l’inscription salutaire au dos de son passeport: « Je n’ai pas voté pour ce gouvernement ». L’étui en plastique coûte l’équivalent de 250 francs en Autriche. Le prix de la liberté.
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Adrien | retourne
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Mise à jour le : 2000-03-18 03:38:24
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Humaniste |
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De l’espoir pour tous, une mutuelle pour tous, un logement pour tous, de l’argent pour tous…Beaux slogans ! Soyons réalistes, exigeons l’impossible.
De ces grandes idées, la vie étudiante a souvent été la principale source d’inspiration. Des halls de facs de Lettres reviennent souvent les débats récurrents de la nécessité du “bonheur pour tous”. Que la vie est belle quand tout le monde s’aime ! Que c’est bon de sentir qu’on est entouré dans la difficulté d’une vie parfois ingrate!
Plus un sous en poche. Seul espoir: me faire rembourser mon inscription universitaire comme me l’a suggéré une militante associative qui distribuait des tracts dans le hall. Faut que je tente ma chance, ils ont l’air sympas ces gens là. Direction bureau “une chance pour tous” ; premier étage.
“Assied toi mon ami” me dit poliment un jeune barbu qui doit pourtant avoir mon âge. Je me dis que ça le vieillit, mais peu importe. Je lui expose mon problème, il acquiesce. “Tu es malheureusement comme bon nombre d’étudiant”. Début d’interrogatoire.
- tu es français ? me demande t-il
- Oui.
- Pas d’origine étrangère ?
- Pas à ma connaissance.
- Tu as combien par mois ?
- 3000 francs.
- Tu as de bonnes relations avec tes parents ?
- Oui
- Ils sont divorcés ?
- Non.
Il s’interrompt:
- Tu sais, tu rentres pas vraiment dans les critères de sélection.
- Et alors ? J’ai pas plus d’argent pour autant…
- C’est la vie.
Je décide donc de m’en aller, dégoûté.
Il me reprend : Avant de partir, t 'as signé la pétition pour les sans papiers?"
- Non.
- Et celle pour JP qu'on a viré de son logement parce qu’il avait plus d’argent ?
- Non.
- Et celle sur l’absence de crèche à la fac ?
- Non. Et puis de toute façon, j’en ai rien à foutre.
- Facho.
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La Frem | retourne
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Mise à jour le : 2000-03-18 03:34:36
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